Un plombier enlevé et séquestré 24 heures à Antibes

Article publié dans Le Parisien

Mécontent des travaux réalisés par un plombier dans sa villa d’Antibes (Alpes-Maritimes), un homme de 39 ans, employé comme capitaine sur des yachts, l’a enlevé, puis l’a roué de coups au cours de sa séquestration entre Juan-les-Pins et Gênes en Italie.

Le ravisseur et sa femme, médecin à Saragosse (Espagne) ont été interpellés, jeudi matin, vers 8h30, de l’autre côté des Alpes, non loin de la frontière française par les policiers de la Squadra mobile italienne.
Le plombier prénommé Sébastien et âgé de 33 ans a été conduit à l’hôpital. Il souffre de plusieurs fractures au visage et a également été blessé à la tête et aux jambes par ses agresseurs. Ces derniers ont été placés en garde à vue dans les locaux de la police à Imperia.

Un enlèvement sur la voie publique

Tout commence, mercredi vers 9 heures. Sébastien se trouve sur la voie publique à Juan-les-Pins lorsqu’un véhicule Citroën C4 noir, immatriculé en Espagne se porte à sa hauteur. Le conducteur, un homme de grande stature, descend et saisi la victime avant de lui porter plusieurs coups au visage. Le plombier est ensuite embarqué de force dans la voiture de son agresseur qui prend la fuite en direction de Saint-Tropez (Var). Aussitôt, l’alerte est donnée. Les policiers de la brigade de répression du banditisme (BRB) et de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la PJ de Nice tentent de remonter, au plus vite, la piste du mystérieux ravisseur après avoir rapidement découvert l’identité de la victime.

L’agresseur mécontent des travaux réalisés par la victime

Quelques minutes après l’enlèvement, le frère du plombier reçoit un appel d’une connaissance, prénommée Faycal. Ce dernier lui explique qu’il vient d’enlever Sébastien et réclame 10 000 € en échange de ce dernier. «Le kidnappeur s’en est pris à ce plombier alors qu’ils avaient un différend commercial, précise une source proche de l’affaire. Selon l’auteur du rapt, la victime n’a pas bien fait les travaux qu’elle était censée réaliser chez lui. Il lui a réclamé 10 000 € pendant plus de 3 ans avant de décider d’employer la manière forte.»

Le ravisseur fixe un rendez-vous à Gênes pour procéder à l’échange. Un discret dispositif de surveillance associant enquêteurs français et italiens se met en place dans les rues de la ville mais l’otage demeure introuvable.

Faycal et son épouse, Rania sont finalement identifiés, ce matin, sur une route reliant San Remo à Imperia (Italie). Sébastien est retrouvé à l’arrière de leur voiture, le visage couvert d’hématomes.

«C’est assez incompréhensible de voir un couple avec un tel statut social en venir à utiliser des méthodes de voyous, relate un proche de l’affaire. Une information judiciaire a été ouverte. La trace des fuyards a été vite retrouvée grâce à une très bonne collaboration entre les services français et italiens. L’enquête devait être vite menée car le ravisseur était particulièrement déterminé.»

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